Sarkozy, caricature de Lefred-Thouron 7 janvier 2009.

Scan d'un dessin © Lefred-Thouron.

 
 
Pour l’opinion internationale, Sarkozy en ces jours pourrait apparaître comme le Démiurge.
 
D’un saut au Proche-Orient, tandis que tous ses collègues occidentaux en étaient encore à digérer les agapes du réveillon, il a ramené un semi cessez le feu qui vaut ce qu’il vaut -ou plutôt qui vaudra ce qu’il vaudra (et il nous faudra en prendre la mesure réelle dans les jours à venir)-, tant il apparaît déjà comme dérisoire pour permettre aux organisations humanitaires d’apporter une aide véritable aux civils blessés, aux populations dénutries et en manque de tout, même d’eau potable…
Il n’empêche qu’il l’a fait et que c’est ce que l’on va retenir.
 
N’oublions pas cependant -avec un esprit de petit village gaulois- que le Démiurge est, par ailleurs, en train de mettre à sac l’équilibre de la justice française.
Supprimant le juge d’instruction, garantie de l’indépendance de la Magistrature, il vaut en faire un « juge de l’instruction », dépendant de la Chancellerie, c'est-à-dire de l’Etat, c'est-à-dire du Démiurge…
 
Et s’il n’y avait que cela…
Mais la télévision publique sera bientôt aussi entre ses seules mains, encore plus qu’elle ne l’était déjà dès lors qu’il pourra en nommer le Président !
 
Sans compter qu’il veut aussi réformer la procédure parlementaire afin de limiter le droit d’amendement.
Un Parlement à la botte du Démiurge qui votera les lois aussi vite que lui les pense…
 
Mais il y est allé.
Oui, il est allé là-bas. Et il a pesé de tout son poids et fait ce qu’il a pu…
 
Sauf que son poids, chez nous, pèse comme une chape de plomb.