Lorsque j’ai décidé d’avoir une vie sexuelle active, il y a des lustres de cela, j’étais une jeune étudiante de 18 ans.
Une vie sexuelle active, c’était pour moi avant toute chose bénéficier d’une contraception adaptée.
J’avais beau provenir d’une famille en principe « ouverte » et être majeure, j’étais dans l’impossibilité d’aborder ce sujet avec mes parents (qui comprenaient tout pour tous sauf pour moi) et en conséquence, de m’adresser au médecin de famille.
Ce sont les groupes féministes que je fréquentais alors qui m’ont dirigée vers le « Planning Familial ».
 
J’y ai reçu une grande écoute, l’attention personnalisée à mon cas et j’ai pu ainsi démarrer dans ma vie intime de manière pleinement responsable.
A la même époque, certaines de mes amies ont dû subir des IVG car elles avaient ignoré l’étape de la prévention : le « Planning Familial » a toujours été, là aussi, à leurs côtés.
 
Tout au long des décennies qui ont suivi, dans toutes les villes que j’ai pu habiter, je me suis tenue au courant de l’adresse locale de l’antenne du « Planning Familial » afin de l’avoir toujours sous la main pour, à mon tour, la proposer à celles (et ceux !), jeunes et parfois moins jeunes, qui autour de moi, allaient avoir besoin de leurs informations ou de leur suivi.
 
Il ne faut jamais penser que les choses sont acquises définitivement et, par exemple, que l’évolution des mœurs dispense de structures de ce type.
Pour être mère à présent, je sais combien la « connaissance » en matière sexuelle est encore bien erronée parfois et aussi que les « fadaises » que l’on se répète dans les cours de récréation peuvent amener à de véritables drames.
 
Aujourd’hui, l’Etat se désengage matériellement (financièrement) de sa mission d’information et de prévention en matière de politique d’information familiale, conjugale et sexuelle.
Lors du vote de la loi de finances pour 2009, les subsides accordés aux associations telles le « Planning Familial » ont subi des coupes claires de 42 pour cent.
 
Cela signifie qu’à très brève échéance, nombreux seront ceux de ses centres qui devront mettre la clé sous la porte.
 
Rien n’est en mesure de les remplacer avec la déontologie qui a toujours été la leur : circonspection et vigilance, respect et anonymat.
 
Nous devons voler au secours du « Planning Familial » et exiger que l’Etat assume pleinement son devoir comme il le faisait jusqu’à l’an passé, en donnant les moyens financiers nécessaires au Planning pour continuer sa tâche, tâche de première nécessité aujourd’hui comme hier…
 
 
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