(Suite du post précédent).
 
 
 
Voici que le gouvernement, à travers notamment une intervention de Sarkozy lui-même, amorce une première reculade quant au fichier « Edvige ».
Il ne faut toutefois pas crier victoire trop tôt, le but étant non d’obtenir des aménagements (dans l’absolu incontrôlables) mais l’abandon pur et simple du décret du 1er juillet créant ce fichier.
Ce qu’il faut toutefois noter, c’est que toute l’action contre « Edvige » a été portée depuis juillet, non par les partis d’opposition ou par les syndicats, mais par des organisations de la société civile.
En deux mois (juillet et août), la principale pétition contre le décret (ici, mais il y en a d’autres aussi) avait recueilli 100000 signatures.
Depuis la rentrée scolaire et l’information aidant au retour des vacanciers, en une seule semaine de septembre, elle est passée à 140000 signataires.
Dans notre pays où l’opposition politique « officielle » patauge lamentablement, où les syndicats bavardent autour de tables rondes, ce sursaut citoyen qui a pu remettre en cause ce qui paraissait acquis il y a trois jours encore est plutôt une bonne nouvelle.
Pour d’autres combats à venir qui, hélas, ne tarderont pas.
Sans doute sommes-nous plus forts lorsque nous agissons par un biais différent de celui de nos soi-disant « représentants » mais seulement par nous-mêmes.
 
 
En attendant, la Sainte-Edvige (le 16 octobre) a été fixée comme journée d’actions pour faire sa fête à la fouineuse malpolie qui prétendait… tout savoir sur nous sans jamais même avoir osé le demander !