C’est avec une profonde stupéfaction et un chagrin immense que j’ai appris ce soir le décès de Guillaume Depardieu, à l’âge de 37 ans, d’un virus qui lui a provoqué une pneumonie foudroyante qu’il a été impossible d’endiguer.
 
Acteur hypersensible, personnage écorché vif comme l’avait été autrefois un Patrick Dewaere, il commençait à peine à trouver des rôles à sa pleine mesure.
 
Je viens de lire sur Yahoo dans la rubrique « L’hommage des internautes » des tombereaux d’âneries ou d’horreurs qui n’honorent pas ceux qui se sont connectés pour les poster.
 
Objectivement, quand on regarde la vie de Guillaume Depardieu, il monte un goût amer en cette nuit qui démontre combien un destin peut être marqué par l’absence de chance.
De plus, alors qu’en règle générale « être le fils/la fille de… » est une aide sans prix, il est l’exemple type du contraire, lui sur qui a plané une ombre par trop gigantesque et contraignante à l’extrême qui explique sans mal tous les excès du personnage public qu’il fut.
 
J’avais beaucoup de tendresse pour lui. Ma peine est bien réelle.
« Versailles » passe encore dans les salles : allez le voir et vous comprendrez mieux l’étoffe de laquelle était faite celui que nous venons de perdre.